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Tome premier.
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36 ENTRETIENS ORDINAIRES

qu’aujourd’hui je me venge de ce long si-lence? Je répondrai que, mort depuis long-temps, il ne peut plus être question de luinuire, et que, n’écrivant que pour l’histoire, jele peins,ainsi que tous ceux dont j’ai à parler,tel que je l’ai connu ; n’ajoutant, ne suppri-mant, n’altérant aucun des traits que la véritéme dit lui appartenir.

L’anecdote qui concerne le marquis d’Ar-gens est moins cruelle ; ce n’est au fond qu’uneplaisanterie, mais une de ces plaisanteries qui,prolongées et soutenues, deviennent un persi-flage d’autant plus pénible que le roi qui sele permet y met moins de délicatesse.

J’avais eu ordre de me rendre chez le mar-quis, pour monter avec lui, et à sept heures,chez Frédéric. Cette séance, à mon grand éton-nement, fut employée tout entière à badinerun vieillard qui méritait un tout autre salaire,pour trente ans de service, de zèle et d’amitié,a Monsieur, » me dit ce monarque, en s’adres-sant particulièrement à moi, « je sens que,

Frédéric, à la vente du cabinet du cardinal de Polignac,et donnée par ce roi à Guichard. Mon père conserva cemorceau précieux toute sa vie , et je le possède encore.

B on Thiébault.