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Tome premier.
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129
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COMPOSIT. LITTER. DK FREDERIC. 1 29

» tre heureux retour : je sors de chez le roi ,«qui nous en a appris la nouvelle. Il n’a été» question que de vous durant tout le dîner. Je» vous assure qu’il y a long-temps cpie le roi» n’en a eu de si gais : nous avons ri aux larmes.

» Le roi nous a dit d’abord qu’il avait à nous» annoncer la nouvelle d’une double métamor-« phose très importante, mais si incroyable, que» lui-même n’y ajouterait pas foi, si la vérité ne» lui en était attestée par son honnête et véri-» clique professeur ; et cette merveilleuse nou-«velle, c’était que les Français , ci-devant«femmes jusqu’à la ceinture, l’étaient devenus«jusqu’au dessus des épaules; tandis que, d’un» autre côté, ils étaient devenus chevaux de car-» rosse par les pieds; mais avec cette circon-« stance, aussi étonnante que le reste, qu’ils ne«sont ainsi femmes qu’en hiver, et que c’est«sans distinction de saisons qu’ils sont chevaux» de carrosse. Avant de nous donner la clef de« cette énigme, il nous a débité mille folies dont«il rioit lui-même aux éclats. Mais, mon cher«ami, il est bon de vous avertir qu’en disant«tout cela au roi vous risquez fort de vous«être fait un ennemi puissant. Le prince de» Prusse a reçu cet hiver une ample pacotille de'• 9

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