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ÉTUDES, OPINIONS,
» sation ; et Molière ne sera guère considéré«dans le public, si on en excepte un petit«nombre d’esprits supérieurs ou d’hommes» plus instruits, que comme un acteur qui a du»talent, et qui sait amuser ses contemporains.«Ce que je veux dire, sire, c’est qu’il faut at-» tendre tout un siècle pour que justice soit* complètement rendue aux hommes de génie.» En vivant au milieu d’eux, nous sommes«moins occupés de leur mérite ; je dirais«même qua chaque instant nous les per-«dons de vue, tandis que tous les jours nous«sommes inondés, et bien plus frappés des« brochures ou autres ouvrages, protégés par» l’hôtel de Rambouillet, et prônés par les gens»à cabales, ou parles gens sans goût. En con-» sidérant la foule innombrable de ces dernîè-«res productions, pourrons-nous ne pas nous«écrier: Ah ! quel siècle barbare , ou Von ne» rencontre que des Scudéri , où Von ne pen-y>sionne que des Chapelain ! Mais, sire, reve-» nons à l’époque où nous vivons. Quel est le«tableau qui s’offre à notre esprit lorsqu’on» parle du siècle de Louis XIV ? Aujourd’hui les«Cotin et les Pradon ont disparu : à peine nous«rappelons-nous qu’ils ont existé: nous ne