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Durant le carnaval qui suivit les fameusesexpériences de Montgolfier, Robert, Pilatrede Rosier et autres, le roi ne manqua pas demettre les aérostats sur le tapis, mais enhomme qui ne voulait y voir qu’une sorte dedémence. « Hé bien, monsieur, me dit-il, voilà«que vos compatriotes, dédaignapt la terre et«ses humbles habitants, ne songent plus qu’à» escalader le ciel! Toutes les tètes, en France ,» sont tournées vers cet unique point de vue ;«personne n’y regarde plus à ses pieds. Oh,«monsieur! s’élever dans les cieux, se perdre» dans les nuages, cela est beau , cela est admi-rable! Mais à quoi pensez-vous que cet en-thousiasme doive aboutirPSi nous soumettons» ces chimères merveilleuses au calcul du bon» sens, que pourrons-nous en espérer de bien«réel pour la suite? On n’y gagnera rien pour«les observations astronomiques; car celles«qu’on ferait ainsi en l’air n’auraient aucun» point d’appui, aucune base fixe. Comment» ceux qui les feraient pourraient-ils détermi-«ner leur position? Ne seraient-ils pas sans«cesse déplacés, même sans le savoir? Et d’ail-» leurs , quel avantage ces observations pour-raient-elles procurer de plus que celles que