162 ÉTUDES, OPINIONS,
à mon poste, en me «lisant: « Je vais entendre»ma sentence. » Je me le disais à tort ; le roiconversait à son ordinaire, et ne me disait pasun mot qui eût le moindre rapport à l’objet demes craintes. Ce ne fut que la veille de son dé-part, en me souhaitant une bonne santé jusqu’àl’année suivante, qu’il me dit : « J’avais comme» décidé de vous emmener avec moi à la fin de»ce carnaval, et de vous fixer à Potsdam : vous» m’y seriez très utile, en ce que nous reverrions» ensemble mes divers écrits, et que vous m’ai-»deriez à les mettre dans l’ordre et dans l’état
• où je voudrais les laisser. Je n’ai là-bas per-» sonne qui puisse vous remplacer à cet égard.» D’ailleurs votre genre de travail me convient,» par la diligence, la franchise et la méthodes que vous y mettez. Mais, après y avoir bien» réfléchi, j’ai pensé qu’à Potsdam vous ne seriez» utile tpi’à moi, tandis qu’ici c’est le public que
• vous servez; j’ai senti qu’il ne serait pas juste» de vous retirer de ce dernier poste pour l’au-» tre, et que je devais me sacrifier au bien gé-» néral. Ainsi je vous laisse à mon grand re-» gret; et je ferai de mes écrits ce que je pour-» rai. »
Je ne répondis que par une attitude et un