164 ÉTUDES, OPINIONS DE FRÉDÉRIC.
» donp, monsieur? J’en suis fort aise : mais ne«vous avais-je pas bien dit qu’il y avait de l’i-«talianisme dans cette affaire? » Pour moi,j’étais si content du résultat, que je ne pensaiplus à cette aventure que pour me réjouir deson issue. C’est ainsi que , non seulement jen’ai jamais eu aucune sorte de rancune contreM. le Catt, mais que même aucun de ses pa-rents n’a soupçonné que je fusse instruit dela part qu’il avait eue au conciliabule tenu àPotsdam , et au plan qu’on y avait formé.
Je n’ai au surplus détaillé cette petite anec-dote que parcequ’on y voit avec quelle adresseles courtisans épient et démêlent jusqu’auxplus petits défauts du maître; comment ils sa-vent en profiter ; avec quelles précautions ilsmasquent leurs projets, et avec quels succèsils parviennent à tromper les souverains mêmeles plus clairvoyants et les plus attentifs.