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Tome premier.
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DE FRÉDÉRIC.

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d’une verdure épaisse, derrière laquelle deslampions de diverses couleurs étaient cachésde manière à répandre de toute part unelumière, vive, sans que l’on vît d’où elle venait.C’est là que le souper était servi par des om-bres semblables au guide qui nous y avait con-duits. Au moment où l’on se mit à table , lamusique débuta par l’air que le comte avaitcomposé pour Frédéric à Rosvald, air que leprince s’était procuré, dans le temps, à l’insude l’auteur, et dont on avait parodié les paroles,en substituant le mot comte au mot prince. Cefut pour le comte Hoditz une surprise et unegalanterie dont il fut touché jusqu’aux larmes.Quant à la fête, il en résulta qu’il conçut pournous tous une amitié toute particulière : nonseulement il fut extrêmement gai, mais il portala confiance jusqu’à vouloir , après souper ,nous conter l’histoire de sa vie dans les pluspetits détails , histoire qui nous retint unegrande partie de la nuit. Je l’ai revu très sou-vent depuis ce jour, tant chez le grand écuyerde Schaffgotsch , que chez M. de Launay, etailleurs; et je l’ai toujours revu avec d’autantplus de plaisir, que véritablement il m’avaitpris en amitié.