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Tome premier.
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256 VIE INTÉRIEURE ET DOMESTIQUE

et le Français eut la place dès le lendemain.

Lorsque le secrétaire sortait du cabinet desa majesté, il partageait l’immense paquet deslettres reçues avec ses confrères, et chacund’eux allait faire ses réponses : pour cela ilsn’avaient pas un instant à perdre, car il fallaitque toutes ces réponses fussent apportées à lasignature à quatre heures du soir au plustard. Aussi n’était-il jamais question de dînerpour ces messieurs ; ils n’avaient pour toute lajournée que le déjeuner et les bouillons ; lesouper était leur seul repas. Ils avaient régu-lièrement une corbeille pleine de réponses àfaire , minutes et copies, toutes de leur main,vu qu’il ne leur était pas permis d’employerquelque étranger que ce fût à ce travail. Aprèsque le roi avait signé toutes ces réponses, ilrestait encore aux secrétaires à les expédier ;en quoi leurs domestiques les aidaient, c’est-à-dire que ceux-ci faisaient les enveloppes etcachetaient les lettres, les adresses devant tou-jours être écrites de la main des secrétaireseux-mêmes. La raison qui avait fait donner cetordre, c’est que le roi ne voulait pas que l’onsût à qui il écrivait. Il faut noter encore qu’aumoment de la signature, sa majesté lisait régu-