Band 
Tome premier.
Seite
264
JPEG-Download
 

2&j VIE INTÉRIEURE ET DOMESTIQUE

clés à part, ainsi que les vins, liqueurs, thés,cafés, chocolat, sucre, confitures, et en unmot tout ce qui entre dans les desserts. On n’adonc fait qu’une pure fable, lorsque l’on adit et répété que Frédéric payait sa dépensede table à tant par tête, ce qui n’a jamaiseu lieu.®

Encore un mot. Le roi aimait beaucoup lesfruits à noyau, et il avait soin d’en avoir tou-jours. On en voyait communément chez luiquelques assiettes placées sur les consoles, demanière qu’en se promenant il en mangeaithabituellement. Ces fruits lui faisaient autantde bien que de plaisir; on peut même dire qu’ilsétaient nécessaires à sa santé. Lorsque songoût à cet égard fut connu, les jardiniers lesplus riches eurent bientôt des serres, et luienvoyèrent de ces fruits dans toutes les sai-sons. Il les payait quelquefois fort cher; on l’avu, dit-on, donner jusqu’à un ducat d’une ce-rise ; il en a été de même des prunes de bonneespèce et de plusieurs autres fruits ; les ananasse payaient beaucoup plus à proportion. Cegenre de luxe a été fort utile au public : il enest résulté, d’abord à Potsdam et à Berlin , etensuite dans quelques campagnes, un genre de