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Tome premier.
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272 VIE INTÉRIEURE ET DOMESTIQUE

Je 11’ai point parlé des écuries du roi, qui,à Berlin , sont au manège où loge le grandécuyer. Du reste, Frédéric n’avait point deluxe sur ce point:je suis persuadé qu’il 11’a ja-mais eu plus de six attelages, et d’une vingtainede chevaux de selle ; comme il était fort éloignéd’aimer la chasse, il n’avait point de meutes,et l’on conçoit qu’il lui fallait beaucoup moinsde chevaux qu’à d’autres princes. Je ne lui aiconnu qu’un seul objet de luxe, les tabatières:il en avait, dit-on, quinze cents, dont un grandnombre étaient fort riches '. Je lui en ai vupresque toujours quatre, cinq ou six, tant dansses poches que sur sa table. Du reste, il 11eprenait que du tabac d’Espagne.

Les ameublements de Frédéric étaient anti-ques et fort simples : mais ils rappelaient qu’ilavait préféré les couleurs douces et tendres, etsurtout le rose : au reste, ces meubles si simplesétaient rongés par ses levrettes, et il se bornaità en plaisanter. «Mes chiens, me disait-il un«jour, déchirent mes fauteuils : mais qu’y faire?«Si je les faisais raccommoder aujourd’hui, ce«serait à recommencer demain. Il faut bien

1 Sa mère lui en laissa six cents.