3o4 VIEILLESSE, INFIRMITÉS ET MORT
secondée par son génie, l’a si souvent fait sortiravec gloire des situations menaçantes où au-raient succombé tous ceux qui auraient étéplus lents. Les militaires qui ont étudié sescampagnes s’accordent à dire, et ce mot seulsuffirait pour le signaler comme un homme degénie, qu’il n’a jamais été plus grand, qu’iln’a jamais déployé des ressources plus éton-nantes que quand il a eu à réparer quelquesfautes ou quelques désastres de nature à leperdre.
Le second défaut de Frédéric a été son goûtdécidé pour le persiflage et le sarcasme, danslesquels, si souvent, je n’ai vu que de l’adresseet de la politique.
Mais après ces deux défauts, ou ces motifsde reproches, quels sont ceux que j’aurai en-core à lui faire ou à compter?.
Dira-t-on qu’il était avare, lui qui n’étaitqu’homme d’ordre ; lui qui n’économisait quepar nécessité, et qui cependant a fait tant deconstructions., d’embellissements, d’améliora-tions coûteuses ; lui qui faisait tant de bien àses sujets, et qui enfin disait avec tant de pro-fondeur à M. de Launay, « Louis XY et moi,«monsieur, nous sommes nés plus pauvres