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Tome deuxième.
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22 FRÉD ÉRIC-LE-GRAND ET SA FAMILLE.

» querai, vous y retrouverez la matière de vos» dix mille louis, à un très faible déchet près. »On raconte donc qu’un vieillard, mis très sim-plement et inconnu, était entré dans l’apothi-cairerie royale de Berlin , et y avait demandésuccessivement plusieurs drogues; qu’à diffé-rents intervalles, on l’y avait vu reparaître, ettoujours pour diverses demandes du mêmegenre; que le premier garçon de cette phar-macie , qui d’ailleurs avait une excellente phy-sionomie, l’avait toujours servi avec autant desoin que d’honnêteté, si bien qu’à la fin levieillard lui avait dit, en lui désignant sa de-meure, que s’il voulait le venir voir, il n’auraitpas à s’en repentir; que le jeune homme luiavait fait une visite, et qu’après un entretienassez long, le vieillard lui avait dit : « Vous me» paraissez un brave jeune homme, je veux faire«votre fortune: je ne vous demande que votre«promesse solennelle de garder le secret, de«n’avoir jamais de confidents, et de ne point» faire un mauvais usage de ce que vous au-» rez reçu ou appris de moi ; » que , de cettesorte, il lui donna une boîte ou cassette, pleined’une poudre particulière, et lui indiqua leprocédé à suivre pour en tirer de l’or , tel