a8 FRÉDlhllC-LE-GRAND ET SA FAMILLE.
était mousseux. Quelqu’un lui observa qu’ilavait une académie qui sans doute pourraitrésoudre ce problème. « Ah ! répondit-il, tu» me le rappelles ; c’est en effet bien le moins» que mon académie, qui m’est très inutile» d’ailleurs, me serve sur ce point ; » et il or-donna à un de ses ministres d’écrire en con-séquence à l’académie. Les académiciens s’as-semblèrent , et comme ils étaient, en général,fort mécontents d’être aussi négligés sous cerègne, et qu’ils se trouvaient humiliés de voirqu’on ne se souvînt d’eux que dans une occasionaussi peu honorable, ils résolurent de se refu-ser à satisfaire la curiosité du roi ; et pour yparvenir, ils répondirent au ministre, que,pour remplir les intentions de sa majesté, ilsétaient obligés de faire des expériences, pourlesquelles il leur fallait au moins un panier desoixante bouteilles de vin de Champagne , etqu’ils s’en occuperaient dès qu’ils auraient reçule panier. « Qu’ils aillent se promener ! » s’é-cria le roi, lorsqu’on lui lut cette réponse :
« je n’ai pas besoin d’eux pour boire mon vin,» et j’aime mieux ignorer toute ma vie pour-» quoi il mousse. » C’est à cette aventure bur-lesque que se réduisirent les relations directes