Band 
Tome deuxième.
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^6 FRÉD KRIC-LE-GK AND ET SA FAMILLE.

» rais. » Ce mot révolta tellement, qn’on ne puts’empêcher de lui dire des choses dures. Pen-dant le dîner, il survint un orage qui mit letemps à la pluie pour le reste de la journée. Lebaron, obligé d’aller à Schônhausen , avait bienune place dans les carroses de la cour; mais ilfallait aller chercher cette place au château. Ils’adressa successivement à tous ces messieurspour qu’ils le prissent avec eux, et tous le re-fusèrent sous divers prétextes, et même sansbeaucoup de ménagement. Ils partirent en effetsans lui. Resté seul avec cet homme, je résolusde lui payer ce jour-là le fiacre dont je lui avaisrefusé le prix quelques jours auparavant; et jelui proposai une partie de trictrac, qu’il ac-cepta. Nous jouâmes ce que la course devaitlui coûter, et je perdis ; sur quoi il se hâta d’en-voyer chercher un fiacre et d’aller prendre saplace au château.

Le baron Müller était si bien connu, qu’unjour qu’il se promenait en voiture avec M. Tous-saint, quelqu’un me dit : « Je parie que votre» collègue n’en sera pas quitte pour payer la«voiture. «En effet, je redis en riant ce mot àM. Toussaint, qui m’avoua avoir payé la voi-ture, et prêté vingt-cinq reisdallers au baron.