GUILLAUME-AUGUSTE. §>
en cette circonstance que d’après une relationécrite par le prince lui-même, celui-ci et lesgénéraux qu’il avait à sa suite furent extrême-ment mal reçus par le roi. Il leur ota à peineson chapeau, ne leur dit pas un mot, et leurtourna le dos. A quelques jours de là, il char-gea le général de Goltz de dire à ces générauxque, le général de Winterfeld seul excepté, ildevrait leur faire couper la tête à tous.
Le prince, désespéré de cet affront, se retiraà Buddissin, d’où il écrivit au roi que les fati-gues et le chagrin avaient entièrement ruinésa santé : le roi lui répondit par les reprochesles plus humiliants, et lui permit de se rendreà Dresde .
On pourrait croire qu’à dater de cette époqueles deux frères ne se sont plus revus : cepen-dant voici une anecdote que plusieurs personnesdignes de foi m’ont contée, que plusieurs faitsgraves confirment, et qui prouve une entre-vue postérieure à la séparation dont il s’agit.
Dans cette guerre, le roi de Prusse avaitcontre lui plus de deux cent mille Autrichiens,cent vingt-cinq mille Français, cent mille Rus-ses , quarante mille Allemands, fournis par lesCercles, et trente mille Suédois; en tout, cinq