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Tome deuxième.
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1 22 FRÉDliRIC-LE-GR AWD ET SA. FAMILLE,erreur pardonnable à son âge. Il appartenait àune famille très honnête; il était Français ,d’une province voisine de la mienne, et lefrère chéri du docteur Backer, l’un de mesplus intimes amis. Que l’on juge du zèle aveclequel je m’occupais de sa délivrance ; maisqu’on se rappelle également que rien au monden’était plus difficile à obtenir que le congéd’un soldat prussien. Il n’y avait peut-être danstoute l’armée que le prince Henri auprès dequi toute tentative de ce genre ne fut pas unefolie, à moins que l’on ne se montrât les mainspleines d’or. Le prince était le seul qui à cetégard connût le plaisir d’obliger; en quoi mêmeil était d’autant plus estimable, que, malgréson rang et son nom, il rencontrait de grandesdifficultés à rendre à lui-même ou à sa familleun seul homme de son propre régiment : eneffet, la loi prohibait ces actes d’humanité, etl’on sait avec quelle fermeté Frédéric veillaitau maintien des lois militaires. De plus, nulsoldat ou officier ne pouvait être congédié quesur un rapport revêtu du consentement del’inspecteur ; et le prince était beaucoup tropfier pour demander un pareil consentement àun général inspecteur," que même il n’aimait