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Tome deuxième.
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LE PRINCE HENRI.

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«tière, sans risquer d’y jamais rencontrer une» femme. »

La comtesse douairière de Kameke, qui avaittoujours été fort attachée à la princesse, etqui peut-être ignorait ou révoquait en doutela cause des froideurs du prince, entreprit, parun mouvement de zèle plus digne de son cœurque de son esprit, de les raccommoder, et pourcela demanda au prince une entrevue qu’elleobtint, mais dont elle n’eut pas à se féliciter.Cette aventure même fut cause que, sous pré-texte d’infirmités, elle cgssa entièrement d’allerà la cour. Le prince, qui savait combien j’étaisattaché à cette dame, sembla un jour vouloirse justifier devant moi de la conduite qu’iltenait envers elle. La conversation nous ayantdonné lieu de la nommer, je ne sais plus àquel propos, le prince en prit occasion de medire que c’était la dame de la cour qui avaitle plus de qualités précieuses, tant du côté del’esprit que du côté du caractère; que c’étaitaussi celle qu’il avait le plus particulièrementdistinguée, depuis qu’elle était venue à Berlin ;qu’il avait eu soin, pendant long-temps, d’enembellir sa société; mais que, par un délireinconcevable chez une personne de son mérite,