1^6 FREDERIC-LE-GR AND ET SA FAMILLE,
» à votre altesse royale, demanière à atténuer du» moins la faute dont elle parle. Voici ce que je«sais de la famille elle-même, et non par de» vains ouï-dire. A la mort de ce fils aîné, lors-» que la mère, le fils cadet, la fille et le gendre« eurent une connaissance suffisante de l’énor-» mité des dettes qu’il laissait, et qu’ils résolurent« de tout abandonner aux créanciers, ils crurent» qu’il était de leur délicatesse de ne se mêler« absolument d’aucun des objets qui avaient été» sa propriété ; ils se bornèrent à prendre pos-» session des biens substitués, et aucun d’eux» ne s’occupa du reste. Ils n’ont pas remis les« pieds chez lui; ils n’ont pas vu un seul meu-» ble ; ils ont désiré même qu’on ne leur en par-»lât point. La vente du mobilier s’est faite sans» leur participation, et sans qu’aucun d’eux y» assistât, ou y envoyât aucun émissaire. C’est» ainsi que le portrait de votre altesse royale a«été bien malheureusement compris dans une» sorte d’oubli. Cet oubli est inexcusable, j’en«conviens, monseigneur, mais il est, je pense,« encore plus malheureux pour eux, puisqu’il«devient un titre d’accusation bien grave qu’ils» n’ont certainement jamais eu intention de fon-»der. Daignez croire, monseigneur, qu’ils en