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Tome deuxième.
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ig6 FliÉl)l!R[C-L£-GKAND ET SA FAMILLE.

taire secrète, et prévenu que cet ouvrage con-tenait des articles insolents contre son altesseroyale. Le prince, supérieur à de semblablesattaques , avait répondu au marquis, avec lecalme d’un philosophe: «Pourquoi s’en affli-«ger’.Je suis heureusement ou malheureuse-»ment né dans un rang qui me dévoue tout«entier à la vérité historique. Si ce que M. de«Mirabeau dit de moi est vrai, il ne fait que«devancer l’histoire d’un jour, et il n’y a pas» là de quoi se fâcher: si ce qu’il dit est faux ,«je ne dois pas in’en mettre en peine, l’histoire» me vengera. Faites-moi le plaisir d’envoyer«acheter seize exemplaires de cet ouvrage,» et qu’on me les apporte de suite. » Quandces exemplaires lui furent remis, il en gardaun pour le lire, et partit avec les quinze autres,qu’il alla distribuer à ses amis, en leur disant:« Yoilà un ouvrage où je suis fort maltraité :«faites-moi le plaisir de le lire, et de bien exa-» miner si je ressemble au portrait qu’on y fait«de moi. » Le lendemain, entrant dans lesappartements du roi à Versailles , il rencontraM. de Séguier, avocat-général, qui lui dit enlui en montrant un exemplaire : « Voilà un«criminel à qui je viens de recevoir ordre de