Band 
Tome deuxième.
Seite
253
JPEG-Download
 

ULIUQU F..

200

demandait était une chose qui de sa nature nepouvait avoir été redite par feu M. son frère,comme certainement elle n’avait jamais songéà en parler à qui que ce fût; que quelquesjours après cette demande, Swédenbourgétaitrevenu au moment où elle était au jeu , etl’avait priée de lui accorder une audience par-ticulière ; sur quoi elle lui avait répondu qu’ilpouvait parler devant tout le monde, maisque Swédenbourg avait déclaré ne pouvoirdire devant témoin ce qu’il avait à lui répé-ter. Cette réplique commença à agiter la reine,elle donna son jeu à une dame, et pria M. lesénateur de Schwerin (présent au récit quellenous faisait ) de vouloir bien la suivre dansune autre pièce où il n’y avait personne : làelle laissa M. de Schwerin près de la porte, ets’avança jusqu’au fond de cette pièce avec Swé-denbourg, qui lui dit : « Madame, vous avez«fait vos derniers adieux à feu monseigneur le«prince de Prusse, votre auguste frère, à Char-» lottenbourg, tel jour, à telle heure de l’après-» midi : en traversant ensuite la longue galerie» du château de Charlottenbourg , vous le ren-« contrâtes encore; et là, il vous prit parla«main, et vous conduisit à telle croisée, où il