l/|. FÊTF.S DE LA COlTIi,
immense galerie et plusieurs grandes sallesrichement décorées avaient des orchestresbien composés, et des buffets de rafraîchisse-ments très bien fournis. J’y ai vu une très bellefemme habillée à la grecque, et fort élégam-ment mise. Elle arrivait de Constantinople , etn’étant encore connue de presque personne,elle mit tous les princes aux champs parson érudition. S’adressaient-ils à elles en alle-mand , elle répliquait en français ; employaient-ils cette seconde langue, elle recourait à l’ita-lien ; se servaient-ils de cette troisième, ellerépondait en anglais : il s’en trouva cepen-dant qui purent encore la suivre; mais elleparla portugais , ensuite turc , et personne neput aller jusque là. Ce fut un véritable triom-phe pour cette dame.
Le prince Henri était ce jour-là en Armé-nien , ayant un écrin très riche qu’il voulaitvendre à toutes les dames. Le colonel Quintuss’y présenta en capucin de laine, et on le ren-voya en lui disant de se faire capucin de soie.Au reste, et à l’exception des révélations quiamenèrent le divorce de Frédéric-Guillaume ,alors prince royal, le résultat de ces sortesde fêtes était de donner lieu à mille petites