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Tome troisième.
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MADAME BU TltOUSSEL. Il3

Je voyais chez madame du Trousse! la pres-que totalité des dames de la cour de Prusse,et les hommes les plus marquants de ce pays,tant civils que militaires. C’est en effet danscette maison, où j’allais journellement, quej’ai été informé de la plupart des anecdo-tes plus ou moins secrètes que j’ai successive-ment apprises. Je ne pouvais être mieux placépour voir beaucoup, et pour savoir des autresce que je ne voyais pas. Mon caractère et maconduite ne laissaient d’ailleurs d’inquiétudesà personne. On me regardait comme fixé pourtoujours dans ce pays. La confiance entière quemonsieur, que madame du Troussel me témoi-gnaient ajoutait encore à celle dont j’étais gé-néralement l’objet : en un mot, on n’avait pasmeme la pensée de se gêner en ma présence.

Cest au milieu de ce inonde que j’ai vécudix ans dans les liens de la plus parfaite amitié;liaison franche, pure et honnête, dont il nerésultait dans l’esprit de ceux qui en étaientles témoins, ni soupçon, ni blâme; liaison sibien connue et si bien appréciée, qu’à la finn °us ne pouvions plus nous désunir sans scan-dale ; et ce fut alors, cependant, qu’il survintentre nous, ou du moins entre madame du

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