Band 
Tome troisième.
Seite
128
JPEG-Download
 

128

COURTISANS :

damner sans examen un homme qu’il avait tanthonoré de ses bontés.

Un des points les plus urgents fut de fairedisparaître Belleville : M. le comte Lendorffen trouva le moyen ; il le fit passer en Pologne avec de belles lettres de recommandation toutaussi valables que celles de Dubignon : onboursilla pour les frais de cette route ; et enfinsous très peu de jours il y eut un escroc demoins à Berlin et un de plus à Varsovie .

Dubignon , à qui j’avais rendu plus d’unservice, se conduisit ainsi envers moi, parce-qu’il s’était imaginé que, brouillé avec madamedu Troussel, j’allais crouler de toutes parts ,et qu’il allait disposer de toute la faveur d’ungrand prince. Je le connaissais assez pour ledeviner, et je résolus de n’avoir plus aucunerelation avec lui. U lui fallut près de deux anspour dissiper les fumées de ses folles préten-tions. Madame du Troussel mourut sans avoirrien fait et rien voulu faire pour lui: le princeHenri ne sut même jamais son nom; et moi jerestai tout ce que j’avais été : alors il eut regretde ce qu’il avait fait. Un ami commun m’écrivitenfin : « Dubignon me presse depuis long-» temps de vous parler de lui : que voulez-vous