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Tome troisième.
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A BERLIN .

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11'eussent de bien plus amples listes à sauver dela proscription. J’ajoutai que l’on citait même àla cour des personnes et des familles qui jouis-saient d’une réputation très honorable ; queles deux jeunes gens que sa majesté avait vusdans la matinée étaient d’une province où l’onvivait beaucoup à la campagne, et où parconséquent les familles peu fortunées avaientmoins de ressources qu'ailleurs pour l’éduca-tion de la jeunesse ; mais que quelques exem-ples isole's ne prouvaient rien contre la masse;que certainement les écoles publiques en'France existaient toujours ; que les professeursen étaient pour la plupart des hommes demérite , et que leurs cours continuaient à êtreaussi utilement suivis qu’aux époques plusanciennes.

Dix-huit officiers français furent présentés auroi en une seul /3 fois : on leur avait bien recom-mandé d’être en uniforme complet, Frédéricne pardonnant pas aux militaires la moindrenégligence en ce qui tient au service, et nevoulant pas même la tolérer chez les étrangers,de crainte que leur exemple ne pût influer surles opinions de son armée. L’un d’eux, néan-moins, M. le marquis de B***, colonel d’infan-