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» qu’entortillés , obscurs ou boursouflés, croyez«que c’est nous qui êtes trop petit pour attein-» dre à la hauteur de ces rares génies. »
Il ne jugea pas à propos de particulariserdavantage ses sarcasmes ; mais comme la pen-sée qui en était le sujet était de Diderot , ilne me fut pas difficile de deviner le reste.
Le voyage de Diderot en Russie m’en rap-pelle deux autres qui n’ont pas été plus bril-lants. L’impératrice, qui aimait à cajoler leshommes célèbres, parceque cela relevait sapropre renommée, avait fait dire à M. de Euffonque ne pouvant pas espérer de le voir, elle dé-sirait au moins avoir son buste. M. de Buffonle lui envoya, et crut faire merveille en char-geant son fils de l’aller présenter.
Tous les gens de cour et à nouvelles redi-rent dans le temps que le jeune de Buffonavait été fort bien reçu, mais qu’on avait étépeu satisfait de ses reparties, et même de sesconnaissances acquises ; de sorte qu’il avait étécomme avéré à Pétersbourg que des deuxcopies que M. de Buffon avait envoyées de sapersonne, c’était celle de marbre qui lui res-semblait le plus et valait le mieux. Le fils re-vint par Berlin , et s’y arrêta quelques jours ;