» mencer la guerre ! Est-elle donc lasse de voir» l’Europe en repos ? Et quel peut-être le motif» qui la détermine ? — Monsieur, mon motif est«fort simple; j'aime mieux prévenir que d’être«prévenu. —-Eh! qui donc, sire, songe à la«guerre? Personne au monde n’en a la pen-» sée; je réponds du moins que la maison d’Au-» triche ne désire que la paix.—Qu’est-ce donc,
» monsieur , que les remontes extraordinaires« que vous venez de faire? Quatre mille chevaux» d’un seul achat ! —- Sire , que votre majesté» me permette de lui rappeler des faits qu’elle» peut avoir oubliés : après la paix de Hubers-» bourg, l’impératrice-reine proposa à votre» majesté de réduire les armées à moitié de ce» qu elles étaient, et cela pour le soulagement» des peuples, déclarant en même temps quelle«obtiendrait certainement que l’on prît les» mêmes mesures en France . Votre majesté ne» crut pas devoir adopter ces propositions ; des«considérations puissantes l’en détournèrent,» et elle témoigna en éprouver les plus grands«regrets. Cependant,sire, l’impératrice-reine,«pleine de confiance dans la solidité des trai-» tés, touchée des besoins des peuples, et«voulant remettre de l’ordre dans ses finan-
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III.