Band 
Tome troisième.
Seite
275
JPEG-Download
 

A I,A COUR UIÏ BERLIN. 2^5

«paix qu'elle s’applaudit tous les jours d’avoir» conclue avec votre majesté. —M- le général,«sa majesté impériale ne pouvait pas mieux» faire que de vous donner sa confiance , et de» vous employer dans la diplomatie. Vous êtes» un excellent ministre plénipotentiaire , et il» n’est pas possible d’en mieux remplir les» fonctions. — Il est vrai, sire , que c’est à ce» titre J que je dois l’honneur que j’ai de pa-» raître devant votre majesté ; c’est à ce titre» que vous me permettez en ce moment de» vous parler d’affaires aussi importantes. Mais,» sire , la permission que vous donnez au mi-» nistre de la maison d’Autriche , daignerez-»vous l’accorder pour un moment à ISlugent?»Ah! souffrez, sire, que je ne sois que moi-» même, et daignez encore m’entendre lorsque«je me dépouille de tout caractère public, et» que je ne suis plus qu’un homme d’honneur !» Eh bien, sire, c’est l’Écossais Nugent qui ,«dans toute la plénitude des sentiments d’hon-«neur qu’il n’abandonnera jamais, vous ga-» rantit ici, sur sa tête, que l’impératrice-reine» serait au désespoir de rentrer en guerre avec» votre majesté, et quelle n’a aucun dessein qui» puisse l’y ramener; en un mot, qu’elle chérit

18.