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Tome troisième.
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3o6 MINISTRES jÉ T RANGERS

ture, monta chez M. de Kaphensk, aide-de-camp de cavalerie du prince. « Mon cher Ka-» phensk, lui dit Elliot, pouvez-vous me dire où •« est Knyphausen ? — Non , je n’en sais pas un«mot: il y a deux heures qu’il nous a quittés«en homme bien et dûment chassé par le» prince. — Mais quelle route a-t-il prise? — Je«vais le faire demander à la poste. Cependant» vous m’étonnez ; je vous croyais de notre«siècle, c’est-à-dire plus avancé en philoso-«phie, et je vois que vous avez encore tous«les préjugés du vieux temps. Mon cher El-» liot, vous étiez digne de rencontrer une«femme qui voulût faire votre bonheur; vous«n’avez épousé qu’une folle, et à cause de cela» vous voulez vous couper la gorge avec un fat?

» Mais, mon cher ami, est-ce que notre hon-«neur dépend des folles ou des fats? — Vous«auriez raison, mon ami, si Knyphausen n’é-» tait que le séducteur de ma femme ; mais il» est l’auteur de ces lettres : lise!z-les ; vous con-» naissez son écriture ? — Oh, je ne savais pas» cela ! Dès qu’il vous a écrit et fait écrire sur» ce ton, je suis loin de vous blâmer ; je vous» offre même d’être votre témoin, si vous le«voulez. »