Band 
Tome troisième.
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3o8 MINISTRES ÉTRANGERS

Ils se mettent en conséquence à les suivre, sibien qu’au sortir de cette petite ville ils sevoient entourés de deux à trois cents person-nes. Elliot comprend, non sans un vif regret,qu’on ne peut pas se battre au milieu de cettefoule; ainsi ils se donnent rendez-vous pourle lendemain, à la pointe du jour, et l’on re-tourne à l’auberge.

L’Anglais se hâte de se coucher, ayant grandbesoin de repos; mais lorsqu’il se lève, presséde terminer cette affaire, il apprend que sonnoble adversaire s’est enfui vers le milieu dela nuit. Ne sachant plus où il pourra en avoirdes nouvelles, il se détermine à se rendreà Berlin , où il ne manque pas de dire, à quiveut l’entendre, tout ce qui s’èst passé à Rheins-berg et dans le Meldenbourg. Le beau Kny-phausen était aussi venu dans cette capitale,espérant y trouver quelque secours ou aumoins un asile; mais un de ses cousins, nomméM. de Keith, homme instruit et philosophefort sérieux, ayant appris tout ce qui se dé-bite , vient le trouver et lui dit : « J’étais votre» ami, mais, depuis toutes les infamies dont» vous vous êtes couvert, je vous déclare que» je ne le suis plus: cependant vous êtes encore