Band 
Tome troisième.
Seite
331
JPEG-Download
 

A LA COUR DE BER.LJW. 551

«le poêle, se rangèrent derrière la plaque de«fonte, qu’on appelle la taque; et là, ils se» mirent à examiner les deux voyageurs, qui» gardaient le plus profond silence, ou ne se di-» saient que quelques mots à voix basse. Comme» ceux-ci n’avaient rien qui parût fort imposant ,

» nos jeunes gens se mirent aussi à se parler«bas, ensuite à les regarder, 1 à ricaner, puis à«rire aux éclats, et enfin à fredonner, chanter» et siffler. Toutes ces impertinences ne trou-» blèrent en rien le calme des deux voyageurs ;» si bien que les étourdis, ayant fini leur rôle,» partirent. L’hôtesse vint un moment après» pour mettre le couvert. Tandis quelle en était» occupée, le plus jeune des deux inconnus lui» demanda assez nonchalamment si elle connais-» sait les quatre jeunes gens qui venaient de se» retirer. « Oh ! oui, monsieur, dit-elle ; ils ap-» partiennent à quatrefamilles des plus respec-» tables de cette ville ; ils sont ici en semestre. »«Alors cet officier tire ses tablettes, prend son» crayon, demande leurs noms et ceux des régi-»ments où ils servent, et se met à les écrire. En» ce moment la bonne hôtesse eut peur qu’ils«n’eussent fait quelque sottise; mais, après ce«quelle avait dit, elle ne pouvait plus reculer.