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Tome troisième.
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A LA COUR DE BERLIN . 535

«cette pauvre femme, qui, ne pouvant leur» refuser son faible secours, entra dans le poêle«toute tremblante, et dit d’une voix entre-» coupée : Monseigneur ! A ce mot, le prince«voyant qu’il était connu , et devinant le reste,« lui répondit en souriant : « Eh bien , ma bonne» dame, quest-ce que c’est? — Ah! monsei-» gneur, ces malheureux jeunes gens ! Ils ap-xparliennent à de si braves parents , à des fa-it milles si respectables ! Eux-mêmes se sont tou-» jours si bien conduits jusqu’à ce moment! Ils» sont si mortifiés et si repentants de leur faute /n Ah! monseigneur, jeunesse a toujours besoin» d’indulgence! — Sont-ils là, ma bonne dame?»— Oui, monseigneur. —- Eh bien, faites - les« entrer. » Cette femme, toute en larmes, sortit,» et ne put qu’avec peine leur donner le cou-» rage de se montrer. Ils parurent très modes-«tement, firent leur profonde révérence, et se«tinrent dans une posture inclinée. Le prince» put bien se convaincre qu’en ce moment au-«cun d’eux ne songeait à ricaner ni à siffler.« Messieurs, leur dit-il, j’apprends que vous» appartenezà d’honnêtes et très dignes parents.» L’uniforme dont chacun de vous est l'evêtu» m’indique de plus que vous avez l’honneur