2
ACADÉMIE ROYALE
académie royale des sciences
ET BELLES-LETTRES DE BERLIN.
J’ai dit que c’était à la reine Charlotte, se-conde épouse de Frédéric I er , que cette aca-démie était redevable de son existence, et quec’était le savant et illustre Leibnitz , son pre-mier président, qui en avait déterminé laforme et les règlements. J’ai dit aussi combienelle avait été négligée et presque avilie sousGuillaume I er ; et, en effet, lorsque Frédéric-le-Grand monta sur le trône , elle n’avait plus deséances ; elle ne produisait plus aucun ouvrage,et pour empêcher quelle ne tombât de l’oublidans le néant, il était temps qu’un souverainami des sciences, des arts et des lettres vînt larétablir, ou plutôt la recréer. Maupertuis , quiétait allé au fond de la Laponie mesurer la fi-gure de la terre, jouissait alors de la plus grandecélébrité : il était renommé comme érudit,comme philosophe, et même comme homme