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Tome cinquième.
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DE BERLIN .

O

part des académiciens; pensions qui étaient dedeux cents à quiuze cents reisdallers.

Pour subvenir à ces dépenses, le roi con-firma les dons faits à son académie par feuson père , c’est-à-dire qu’il lui attribua de nou-veau , outre le terrain et les bâtiments conve-nables , i° d’assez vastes plantations de mûriersdont on espérait beaucoup, mais qui ont rap-porté peu de chose; 2 ° le privilège exclusifde la publication des lois et des cartes géogra-phiques, qui n’ont guère donné plus de pro-duit; et 3° le privilège exclusif de la.composi-tion et de la vente des almanachs, article qui,le plus futile en apparence, fait néanmoinsla véritable richesse de l’académie. Mais commetous ces objets avaient eu peu de valeur jus-que là , et qu’il devenait important d’en tirerplus d’avantages à l’avenir, Frédéric, persuadéd’ailleurs que des hommes uniquement dé-voués à l’étude , ne pouvaient guère soignerdes affaires d’intérêt, et même y étaient rare-ment propres, nomma, parmi les académi-ciens honoraires, quatre seigneurs auxquels ildonna le titre de curateurs de f académie , et leschargea de maintenir ses droits, et de surveilleret diriger ce qui tenait à sa comptabilité.