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et honnête M. Fritz, qui, sans avoir autantde célébrité, était, à mon sens, meilleur prati-cien que hû-
L’aîné de ses fils a suivi la même carrièreque son père, et s’y est fait une réputationhonorable dès sa jeunesse. Quant au père ,nous lui donnâmes pour successeur à l’acadé-mie M. Walter, qui avait été son démonstra-teur , auquel même on a prétendu qu’il avaitété redevable d’une partie de ses découvertes.Ce qu’il y a de bien constaté aujourd’hui, etdepuis long-temps, c’est que M. Walter, quia un fils très capable et très digne de le rem-placer, est un des anatomistes vivants les plusrenommés ; c’est, de plus , un excellent con-frère. Son cabinet est un des plus curieux etdes plus riches qu’il y ait en Europe . Je nedirai rien de ses travaux, ils sont connus etjustement estimés des savants.
M. Lambert était aussi digne d’occuper uneplace dans la classe de mathématiques ou dephilosophie spéculative, que dans celle dephysique : c’est ce que prouvent ses ouvrages.Fils d’un pauvre tailleur de Mulhausen , villelibre en Alsace , il fut occupé, dans sa pre-mière jeunesse , à aider, de grand matin , sa