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A.CA.l>iMIE royale,
où les neiges le surprirent, et où il fut obligéde faire une partie de la route à pied. Les fa-tigues et le froid lui rendirent tous ses maux,et ce ne fut que pour y mourir peu de tempsaprès qu’il revint à Berlin . Il comprit bienqu’il n’y avait plus de guérison à espérer pourlui ; et comme ses quintes de toux le fatiguaientextrêmement, et qu’il était peu accoutumé àsouffrir , il désirait véritablement la mort. « Je» ne ferai rien pour la hâter, disait-il, parce-»que cela est contraire à mes principes de» morale ; mais je vous avoue que je suis si» pressé de savoir ce qu’il y a de vrai dans ce«que nous disons ou imaginons de l’autre«monde, que ce sera pour moi une grande«jouissance que de quitter celui-ci. »
Telles sont les dispositions dans lesquelles ilattendit et reçut la mort. A sa vente j’achetaiune canne, dont, en acquittement de quelquessoins donnés à ma fille, je fis cadeau à M. Rast,médecin à Lyon , homme de mérite, et quiayant vu ce meuble dans les mains de M. Sul-zer, le désirait vivement. Il avait, en effet, celade particulier, que dans le pommeau se trouvaitune machine à rouages, mettant en mouvementles aiguilles de quatre petits cadrans, mar-