54 académie royale,
métier qui avaient du génie ou du talent ; onétait sûr d’en trouver presque tous les soirsquelques uns chez lui, et il n’épargnait rien dece qui pouvait les éclairer ou les encourager.
C’est par un ouvrier semblable et sous la di-rection de M. Kiirnberg, maître delà chapelle dela princesse Amélie et savant théoricien dansl’art de la musique, qu’il fit construire un clave-cin dans lequel tous les morceaux se trouvaientnotés à mesure qu’on les jouait. Cet instrument,dont on fit l’essai en présence du feu roi deSuède, lors de son retour de Paris à Stockholm ,produisit l’effet dont je parLe, au moyen d’uncrayon placé à l’extrémité postérieure de cha-que touche, et qui, sous la pression du doigt,appuyait sur un papier blanc, lequel déroulaitd’un cylindre sur un second. Le porte-crayonétait une partie additionnelle de la touche : laplace où tombait le trait de crayon sur le pa-pier suffisait pour désigner la note , dont lalongueur du trait marquait la durée.
Le même artiste imagina des réverbères ,dont j’ai vu faire l’épreuve, et qui étaient aussibobs et plus économiques que ceux de M. deSartine. Enfin j’ai encore vu de lui un étei-gnoir très utile à ceux qui lisent au lit, en ce