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Tome cinquième.
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ACADÉMIE ROYALE,

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Au surplus, il faut lui rendre justice : nonseulement il était vraiment érudit, mais il avaitune facilité peu ordinaire. Lorsque M. Wégue-lin fut nommé à l’académie, M. Formey le priade lui envoyer, deux jours d’avance, son dis-cours de réception, afin de pouvoir préparerla réponse qu’il aurait à y faire. M. Wéguelin nelui envoya son discours que la veille assez tard.Le lendemain M. Formey eut à faire sa classede philosophie, et quelques visites qui luiprirent le reste de son temps ; lorsqu’aprèsdîner il voulut lire le cahier de son nouveauconfrère, il ne put en déchiffrer l’écriture, quien effet était très peu lisible. Il vint donc à laséance publique, ne sachant ni ce qu’on allaitnous dire ni ce qu’il pourrait répondre; et cefut à mesure que M. Wéguelin parlait, que, surquelques notes prises pendant la séance même,il composa une réponse agréable, très conve-nable et même ingénieuse, en un mot, unedes meilleures qu’il ait faites.

On était d’autant plus empressé de l’enten-dre, qu’il ne manquait guère de semer ses dis-cours de quelques traits singuliers, inattendus,et plus que hardis. A notre première assembléepublique, après la mort de Louis XV , il ouvrit