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Tome cinquième.
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90 ACADÉMIE ROYALE,

cher à répandre du doute sur la science dontil s’agissait, ayant une physionomie qui n’étaitni bonne ni belle 1 , et que l’abbé, qui avaitau contraire une très bonne physionomie ,devait plaider en faveur d’une thèse qui luiétait favorable, et qui, de plus, était deve-nue une opinion de famille pour lui et pourles siens. Il est en effet assez singulier, ou dumoins très remarquable, que le cadeau faitpar le P. Bougeant à un jeune homme ait,en quelque sorte, infusé le goût des obser-vations physionomiques à toute la famille dece dernier : le financier lui-même m’a parus’en être sérieusement occupé. Je me rappellequ’à propos des dissertations de son frère et deM. le Catt, il me disait un jour que l’on de-vrait , au lieu de raisonnement, ne s’attacherqu’à observer ; que, de cette sorte , on arrive-rait à la science par une voie plus utile, plussûre et moins pénible; que, par exemple , il

' A propos de cette assertion, M. le comte de Horst,qui, sans le savoir, était dans le même cas, soutint unjour que M. le Catt avait une excellente physionomie, etrépondit à ceux qui contestèrent ce fait : Mais elle estJausse, perfide et basse, et par conséquent excellente ,puisqu’elle ne trompe personne.