Band 
Tome cinquième.
Seite
124
JPEG-Download
 

12/) ACADÉMIE KOYAEE,

brochures écrites dans la double intention dese faire valoir par une critique très mordante,et par un étalage de science grammaticale, oùil s’annoncait comme le seul homme sachant•sa langue et capable de l’enseigner aux autres.Un jour madame la comtesse de Sacke, chezlaquelle je dînais, parla de cet homme avecéloge, et ensuite m’interpella pour me faireconvenir que c’était, sans contredit, un despremiers grammairiens de notre siècle. « Je ne«sais, madame, lui répondis-je, jusqu’à quel» point il poussera ses études sur cette partie,» mais je sais bien, à le juger d’après ses pro-» près écrits, qu’il ne connaissait, il y a deux» ans, que la chétive grammaire de Hestaut ;«qu’il apprit à connaître l’année dernière, la«grammaire de Wailly; et qu’en ce moment il» vient d’étudier celle de Condillac . Il faut es-« pérer qu’il n’en restera pas là. — Monsieur,» me répondit cette dame un peu embarrassée,» je sens que j’ai eu tort de parler de ces choses» devant vous. «

Dans la partie critique de ses brochures, cemonsieur n’épargnait personne, pas même lesacadémiciens qui lui avaient voulu ou fait leplus de bien; mais il attaquait et poursuivait