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» province, des villes impériales, etc.il pourra se» servir de H ubner pour cette partie de ses leçons.
» Le professeur de métaphysique commen-» cera par un petit cours de morale : il doit» partir du principe, que la vertu est utile et« très utile à celui qui la pratique ; il lui sera» facile de démontrer que, sans vertu , la so-» ciété ne saurait subsister. Il définira le comble» de la vertu , par le plus parfait désintéresse-» ment, qui fait qu’on préfère son honneur à» son intérêt, le bien général à l’avantage par-» ticulier , et le salut de la patrie à sa propre«vie. Il entrera dans l’examen de l’ambition» bien ou mal entendue : il montrera aux élèves» que l’ambition honnête ou l’émulation est la«vertu des grandes âmes; que c’est le ressort» qui pousse aux belles actions , et qui les fait» entreprendre aux hommes obscurs, pour que» leur nom soit reçu au temple de Mémoire ;» que rien n’avilit plus d’aussi beaux senti-» ments et n’y est plus contraire que l’envie et» la basse jalousie. Il inculquera surtout à la» jeunesse , que, s’il y a un sentiment inné» dans le coeur de l’homme , c’est celui du juste;» surtout il tâchera, s’il se peut, de faire de ses» élèves des enthousiastes de la vertu.