PUBLIQUE. ao5
«lequel je remplissais mes devoirs; mais que» mes leçons étaient trop savantes pour mes» élèves ; que je puisais ma doctrine dans» une métaphysique trop profonde, et qu’il«m’engageait, pour l’intérêt de ces jeunes gens» et pour ma propre satisfaction, à me ra-» baisser au niveau de ceux que j’avais à in-» struire. —Mon général, lui dis-je, si je mets» dans mes leçons plus de métaphysique que« n’en exigent les matières que j’ai à traiter, j’ai» tort sans doute ; mais si je n’ai d’idées abs-» traites que celles que je suis tenu de faire«connaître , ce sont ces objets qui ont tort, ce» n’est plus moi. » Comme je voulus passer decette première maxime à des détails qui appar-tinssent à mes leçons, il m’interrompit, pré-tendant que ces sortes de discussions ne le re-gardaient point, et qu’il ne s’agissait que derecevoir ses avis et de m’y conformer. Cette con-clusion devait d’autant moins me convenir,que je ne pouvais y souscrire sans confesser,au moins indirectement, et par ma condescen-dance même, que j’avais eu tort jusque là, ou( I Ue j’allais trahir mes devoirs par lâcheté : aussille manquai-je pas d’observer que plus il mereconnaissait de zèle , plus il devait avoir la