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côté, avait deviné ce que. Frédéric pourraitfaire, avait eu soin de se faire remettre quatreexemplaires de chaque feuille, à mesure qu’onles avait tirées, et avait envoyé ces quatreexemplaires en Hollande. Frédéric, irrité de cequ’on lui a manqué de parole, et de ce qu’ona voulu le jouer chez lui, fait brûler l’éditionsaisie, par l’exécuteur des hautes-œuvres, ledimanche vers les trois ou quatre heures dusoir, au milieu de la plus grande place de Ber-lin , qu’on appelle la place des Gendarmes ; etVoltaire , qui voit cet auto-da-fé de chez sonami M. de Francheville, qui logeait sur cetteplace, et chez lequel lui-même allait descendrequand il voulait secouer la poussière du châ-teau, se met à la fenêtre, et crie de toutes sesforces : « Ah ! voyez-vous l’esprit de Mauper-» tuis qui s’en va tout entier en fumée ! Oh !«quelle fumée noire et épaisse ! Mais combien» de bois de perdu ! et ces quatre pauvres petits«déserteurs, qui courent la poste, et se sau-»vent en Hollande! »
En cette affaire si grave, les rieurs furentpour M. de Voltaire , il faut l’avouer. Frédéric,qui n’a jamais fait brûler aucun autre ouvragepar la main du bourreau, n’eut que du regret