AMIS DE FRÉDÉRIC :
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La triste déchéance dont nous venons deparler n’était adoucie que par la déférence etles compliments des académiciens; car la no-blesse , la famille de madame de Maupertuis,et cette dame elle-même, étaient, par suite desreproches qu’elles avaient eus à lui faire, assezmal disposées en sa faveur. La vanité l’avaitengagé à rechercher une demoiselle de bonnemaison, et dame d’honneur; celle qu’il avaitépousée avait peu d’esprit sans doute, mais unegrande douceur dans le caractère ; il fut tendre-ment aimé, et beaucoup plus qu’il n’aima lui-même. Ce premier tort fut, dès les premierstemps de son mariage, suivi d’autres torts plusgraves encore : M. de Maupertuis eut des maî-tresses , chose que sa femme et ses alliés ne luipardonnèrent pas. Ce fut à la suite de tant defaits peu propres à le recommander, que cethomme, tombé dans une langueur qui ne fitque s’accroître, demanda et obtint, durant laguerre de sept ans, la permission devenir essayersi l’air de sa patrie pourrait le rétablir. Il restaquelque temps en France , mais toujours triste,toujours malheureux et souffrant ; enfin, fatiguéet ennuyé de tout, il se remit en route pour re-tourner à Berlin , et mourut chez les MM. Ber-