à MIS UE FRÉDÉRIC!
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Je dirai peu de chose de cet abbé, que jen’ai jamais vu ; car il vivait fort retiré et pres-que oublié depuis plusieurs années, dans soncanonicat de Glogaw en Silésie , lorsque j’arri-vai à Berlin . Mes Souvenirs en ce qui le con-cerne se réduisent à deux points : la cause desa disgrâce-, et la conduite de Frédéric enversses héritiers.
Pendant la guerre de sept ans, l’abbé dePrades, qui s’était retiré à Magdebourg , y futarrêté comme traître envers le roi : quand jedis arrêté, je me sers d’un mot qui doit êtremodifié ; l’abbé ne fut retenu que chez lui ; ilne le fut que peu de jours, après lesquels ileut la ville pour prison. Cette sorte de déten-tion dura quelques mois, pendant lesquels ilest aisé de concevoir qu’il écrivit beaucoupau roi, et probablement sans en avoir de ré-ponse , si ce n’est la notification de l’ordre dese retirer en son canonicat à Glogaw, avec le