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Notes.
Le magistrat dont parle fauteur est M. le comte d'Argentai, ministreplénipotentiaire de l’infant duc de Parme , alors coniéillcr au parle-ment. 11 avait été nommé intendant d’une des iles de l’Amerique, maisil n’accepta point cette place. II quitta fa charge de conseiller au par-lement, parce que l’absurdité 8c la barbarie de notre jurisprudence cri-minelle le révoltaient. 11 a été l’ami constant de M. de Voltaire depuisfa jeunesse jusqu’à la mort de ce grand homme , 8c l'a soutenu danstous les temps de tout le crédit que des amis puissans pouvaient luidonner. Cette amitié si constante est une des meilleures réponses qu’onpuisse faire ici à cette foule de détracteurs de M. de Voltaire , qui , bienfurs que son génie est au-dessus de leurs atteintes , ont recours à la hon-teuse ressource de calomnier fa personne.
Pour les cœurs corrompus l’amitié n’est point faite.
Et c’est surtout pour les amitiés longues 8c inaltérables que ce vers estvrai.
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