io4 Notes et Variantes.
( m ) Boyer 8c. Tamponet jurent sur leur salut
Que vous étés fur terre un fils de Belzébut ;
11s ont des partisans; 8c l'on honore en FranceDe ces ânes fourrés rimbecille insolence.
Çà , dis-moi , tête chauve , ou toi qui dans un frocDes argumens en forme as soutenu le choc ,
Penses-tu que Socrate 8c le juste Aristide ,
Solon qui fut des Grecs 8c l’exemple 8c le guide ;Penfes-tu que Trajan , Marc-Aurèle , Titus,
Noms chéris , noms sacrés que tu n'as jamais lus ,
De l'univers charmé bienfaiteurs adorables,
Soient au fond des enfers empalés par des diables?
Et que tu seras , toi, Scc.
(s) Et ce Locke , en un mot , dont la main courageuseA de Vesprit humain posé la borne heureuse .
Le modeste 8c sage Locke est connu pour avoir développé toute lamarche de 1 entendement humain , 8c pour avoir montré les limites deson pouvoir. Convaincu de la faiblesse humaine , 8c pénétré de lapuissance infinie du créateur, il dit que nous ne connaissons la naturede notre ame que par la foi ; il dit que l’homme n’a point par lui-mêmeeffez de lumières pour assurer que Dieu ne peut pas communiquer lapenfee à tout être auquel il daignera faire ce présent , à la matièreelle-même.
Ceux qui étaient encore dans l’ignorance s’élevèrent contre lui.Entêtés d'un cartésianisme aussi faux en tout que le péripatétisme, ilscroyaient que la matière n’est autre chose que l*étendue en longueur ,largeur 8c profondeur : ils ne savaient pas qu’elle a la gravitation versun centre, la force d’iuertie Sc d’autres propriétés; que ses élémens fontindivisibles, tandis que lés composés fe divisent sans cesse. Ils bornaientla puissance de l'Etre tout-puistant ; ils ne fêlaient pas réflexion qu’aprèstoutes les découvertes íur la matière, nous ue connaissons point le fondde cet être. Ils devaient songer que l’on a loug-temps agité fi 1 enten-dement humain est une faculté ou une substance ; ils devaient s'interrogereux-mêmes 8c sentir que nos connaissances font trop bornées pour sondercet abyme.
La faculté que les animaux ont de se mouvoir n’est point une substance,un être à part ; il paraît que c’est un don du créateur. Locke dit quece même créateur peut faire ainíì un don de la pensée à tel être qu’ildaignera choiûr. Dans cette hypothèse qui nous soumet plus que toute