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Tome douzieme.
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134 AVERTISSEMENT.

parce que ces conseils de la critique étaientmoins l’expreííion de son jugement quunsacrifice qu’il se sait à l’opinion publique dumoment.

II a supprimé également quelques louangesqui n étaient que des complimens de sociétés,8c qui, dans un ouvrage lu par toute l’Europe8c destiné pour la postérité, auraient contrastéavec les jugemens sévères, mais justes que con-tient le reste du poème.

II n’a pas cru devoir conserver non plus leséloges qu’il avait donnés d’abord au cardinal deFleuri : parce que le cardinal se rendit, peu detemps après, l’instrument de la haine des cagotscontre M. de Voltaire , quoiqu’il les méprisâtautant que M. de Voltaire lui-même pouvait lesmépriser.

Toutes les fois qu’un homme de lettres loueun ministre ou un prince, il conserve le droitd’effacer ses éloges , s’ils cessent de les mériter.