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Tome douzieme.
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1Z6 Lettre a M. de Cideville,

Voiture; on disait que Saint-Evremont n’aurait jamaisdû faire de vers , 8c qu’on ne devait pas imprimertoute fa prose. C’efl le sentiment du public éclairé ;8c moi qui trouve toujours tous les livres trop longs ,Sc fuitout les miens, je réduisais auffitôt tous cesvolumes à très-peu de pages.

Je n'étai s en tout cela que le secrétaire du public :si ceux qui perdent leur cause se plaignent, ils nedoivent pas s’adreffer à celui qui a écrit l’arrêt.

Je fais que des politiques ont regardé cette inno-cente plaisanterie du Temple du Goût comme ungrave attentat. Ils prétendent qu’il n’y a qu’un mal-intentionné qui puisse avancer que le château deVersailles n’a que sept croisées de face fur la cour,Sc soutenir que le Brun , qui était premier peintredu roi, a manqué de coloris.

Des rigoristes disent qu’il est impie de mettre. des filles de l'opéra , Lucrèce 8c des docteurs desorbonne , dans le Temple du Goût.

Des auteurs , auxquels on n’a point pensé, crientà la satire , 8c se plaignent que leurs défauts fontdésignés, 8c leurs grandes beautés passées foussilence ; crime irrémissible qu'ils ne pardonnerontde leur vie ; 8c ils appellent le Temple du Goût unlibelle diffamatoire.

On ajoute qu’il est d’une ame noire de ne louerpersonne sans un petit correctif ; Sc que dans cetouvrage dangereux nous n’avons jamais manquéde faire quelque égratignure à ceux que nous avonscaressés.