du Temple du Goût. 187
bien , dit-elle, vous y souffrir à leur considération ; maistâchez de profiter de tout ce qui se fait ici.
Surtout gardez-vous bien de rireDes auteurs que vous avez vus ;
Gent petits rivaux inconnusCrîraient bientôt à la satire.
Corrigez-vous fans les instruire ;
Donnez plus d'intrigue à Brutus,
Plus de vraisemblance à Zaïre ;
Et croyez-moi, n'oubliez plusQue vous avez fait Artémire. (*)
Je vis bien qu’elle en allait dire davantage ; elle meparlait déjà d’un certain Philofiete : je m’esquivai, 8cc.
Après, il rìejl ici quejlion que des Français , on lisait dansune autre édition :
Cependant le cardinal 8: l’abbé étaient arrivés à l'auteldu Dieu , Sc je m’y glissai fous leur protection.
Je vis ce Dieu tout à mon aise;
Je vis ses naïves beautés.
Ses élégantes propretés,
^ Ses atours n’ont rien qui ne plaise ;
Mais s’il est mis à la française,
Si par nos mains il est orné,
Ce Dieu toujours est couronnéD un diadème qu a u Parnasse Sec.
(a) Premières éditions :
Sur son front règne la sagesse,
Son air est tendre, ingénieux ;
Les amours ont mis dans ses yeuxLe sentiment 8c la finesse.
Le More à ses autels chantait,
Pélissier près d’elle exprimait
(*) Tragédie représentée huit sois en 1750. On en trouve desfragmens à la fuite dc Mariamne dans les œuvres dramatiques.