a Berlin.
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Dans de grandes huttes qu’on appelle maisons,on volt des animaux qu’on appelle hommes, quivivent le plus cordialement du monde pêle-mêleavec d’autres animaux domestiques. Une certainepierre dure, noire 8c gluante, composée à ce qu’ondit d’une espèce de seigle, est lanourriture des maîtresde la maison. Qu’on plaigne après cela nos paysans,ou plutôt qu’on ne plaigne personne , car sous cescabanes enfumées, 8c avec cette nourriture détestable,ces hommes des premiers temps font sains, vigou-reux 8c gais. Ils ont tout juste la mesure d’idées quecomporte leur état.
Ce n’est pas que je les envie;
J’aime fort nos lambris dorés :
Je bénis l’heureuse industriePar qui nous furent préparésCent plaisirs par moi célébrés,
Frondés par la cagoterie,
Et par elle encor savourés.
Mais fur les huttes des sauvagesLa nature épand ses bienfaits ;
On voit l’empreinte de ses traits'
Dans les moindres de ses ouvrages.
L’oiseau superbe de Junon ,
L’animal chez les juifs immonde ,
Ont du plaisir à leur façon ;
Et tout est égal en ce monde.
Si j’étais un vrai voyageur je vous parlerais duVéser 8c de l’Elbe , 8c des campagnes fertiles deMagdebourg, qui étaient autrefois le domaine deplusieurs saints archevêques , 8c qui se couvrent